Here Comes the Pain (1/2)

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HERE COMES THE PAIN

 — Monsieur Canard ?
— Ouais.
— Monsieur Gnagna au téléphone. 

Le responsable d’exploitation, je savais très bien pourquoi il appelait. 

— Bonsoir, monsieur Gnagna.
— Je me permets de vous appeler, Monsieur Canard, car ce soir nous avons un problème sur votre site. Un de vos collègues est malade, il s’est fait porter pâle et l’équipe du soir est en sous-effectif. Je vous appelle pour savoir si vous pouviez – exceptionnellement – venir travailler ce soir.  

Mon contrat, c’est « VSD » (vendredi / samedi / dimanche) de nuit, de 18h30 à 6h30. Pas le jeudi soir, d’autant que le lendemain matin, j’ai un TD à 8h30 ce qui allait m’obliger à faire la « nuit blanche ». Mais surtout, c’était le soir de Guerilla radio, l’émission metal de Ouï FM de 23h à minuit. Ce soir-là, il devait passer un morceau du nouvel album de Slayer. Des semaines que je l’attendais. Le nouveau Slayer… impensable que je rate ça.  


Le reste de la chronique est désormais disponible en version Kindle ICI (jusqu’au 31 aout 2016, PGC participe au concours des « Plumes Francophones », merci pour votre soutien)

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Les autres commentaires de Canard

26 réponses à “Here Comes the Pain (1/2)”
  1. Judas
    11.13.2013

    Encore une nouvelle histoire passionnante et une fin qui nous laisse sur la notre, de faim.
    Comme si le fond n’était pas aussi intéressant, il faut que tu fasses jouer la fibre nostalgique… époque « bénie » durant laquelle la musique n’était pas aussi accessible qu’aujourd’hui (un clic et hop) ; il fallait acheter des revues pour y lire les avis des journalistes, acheter les singles pour y goûter le futur album ou bien tomber sur une émission radio. C’est grâce à un ami qui avait enregistré un passage d’émission que j’ai découvert Savatage. Bref. Sans avoir vécu la même attente, ton histoire nous parle intimement.
    Vite la suite !!

    • Canard
      11.13.2013

      Ceci étant, à l’époque – 2001 de mémoire – je pense qu’en se démerdant on pouvait sans doute choper le single en mp3 sur le Net (c’était l’époque des premières lignes ADSL). Mais j’ai longtemps été « contre » le mp3 (j’étais pro Minidisc ah ah) et me suis mis sur le tard au Net d’ailleurs.

  2. Broc
    11.13.2013

    Woah, effectivement, démarrage bien intense. Je te suis depuis le début de ton pas grand chose ( qui commence à être un gros morcif) et c’est toujours un plaisir de lire ton parcours, même quand celui-ci « dérape » . Bref bonne continuation, et merci de me rappeler qu’avant moi, au moins un autre type décortiquait les arrêts de la chambre sociale au rythme du sud de l’enfer!

    • Canard
      11.13.2013

      Tu veux sans doute parler du « Sud du paradis » non ;)
      Sinon bah merci.
      J’espère que la suite te plaira aussi…

      • Broc
        11.13.2013

        Oups, effectivement étourderie de ma part :) . On mettra ça sur le compte de « Hell Awaits » alors.

  3. satch
    11.13.2013

    Y aurait pas un peu d’éxagération dans tout ça? parce que sincèrement ca vire à la joute de gladiateurs et la sequestration lol

    • Canard
      11.13.2013

      D’ordinaire, j’aurais répondu que surement, oui.
      Sauf que pour ce papier, tout cela est malheureusement assez réel (je dirais même que j’ai dû lisser certaines aspérités pour les besoins de PGC).

  4. Fitch Zardû
    11.13.2013

    Rap vs Metal, le vieux débat qui n’en est pas un, le rap méritant tout juste un mépris avisé. Dans cette première partie, le Canard est au moins aussi détestable que Mehdi. Ce texte a le mérite de poser la question gênante de la limite entre la passion et le fanatisme. Rien que pour ça, il tue. J’attends la suite avec impatience afin de connaître le dénouement de cette croisade. Saint Fitch

  5. KaosFactor
    11.13.2013

    S’pèce de brute… Voilà, encore une fois, nous allons passer pour des brutes violentes et sadiques. Et c’est très bien.

    Faut jamais se mettre entre la viande et le prédateur. Evidence.

    Par contre, les morceaux liés au texte, ils sont forts de chez fort en volume sonore. Je viens de coller un infarctus à mes collègues de bureau. Joie ! Joie !

  6. Mathieu
    11.13.2013

    Super article, super suspens. Pas trop mal à l’aise pour la situation, le type n’a que ce qu’il mérite, mais plutôt pour toi et la suite, je vois pas comment ça peut bien finir pour toi.
    Vivement la suite.

  7. Emilien
    11.13.2013

    Je dois dire que ce papier est out à ton honneur , à vrais dire tu à très très bien fait , tu gagne vraiment mon respect éternel , j’aurais vraiment réagis pareil , sauf que je ne pense pas que j’aurais eu l’idée de le ligoter … mais tu à réagis vite , c’était toujours mieux que la femme sois « témoins  » j’attend la suite avec impatience .

    • Canard
      11.13.2013

      Je valide ce commentaire.
      Mais bon. Je suis très loin d’être fier ou de mériter les honneurs pour cela.
      A partir du moment où quelqu’un « frappe » ou fait acte de violence, il se met en tort. Bref j’ai eu tort. Et ce que je décris est un mauvais côté d’une personne que tu peux trouver sympathique ou marrant dans certaines histoires, mais qui en l’occurence ne l’est pas. Mais le « sens » de tout cela devrait t’apparaître à la lecture de la deuxième et dernière partie.

  8. Deathrash
    11.13.2013

    Carrément t’as attaché le mec à la chaise haha. M’enfin réaction justifiée quelque part. Le mec casse les couilles à ses collègues, ne fait pas son taff, se comporte comme un enculé, fallait que ça tombe. La rage de Slayer en plus.

    • Canard
      11.13.2013

      Même remarque qu’en dessous : j’ai pas raison. C’est pas justifié. Y a un contexte, mais à partir du moment où t’en viens à frapper quelqu’un tu te mets en tort. Enfin c’est mon point de vue.

      • Chtronk
        11.13.2013

        C’est pas faux. Cela dit, on connait tous, ou on a tous connu au moins une fois dans notre vie (souvent à l’école) un connard dans ce genre. Ce n’est pas « moral » (un concept créé par les faibles pour brider les forts, soit dit en passant), mais putain ça fait du bien de lire qu’il y en a qui en prennent plein leur gueule.

        • KaosFactor
          11.14.2013

          Hum… Sans vouloir transformer les commentaires en dissertation philo-saucisson-choucroute, le concept de morale n’est pas de brider le « fort » par les « faibles », mais d’édicter des règles de vie pour le bien de la communauté.

          Notre caneton a raison : il fallait pas le faire. C’est mal. Et l’assertion « la violence engendre la violence » est une loi fondamentale qui a justifié, justement, l’idée d’une morale de groupe.

          Sur ce coup, Canard s’est comporté comme une brute sans âme et on sent bien que ça va pas le faire.

  9. Mc Brain
    11.13.2013

    Salut Canard,

    je lis quasiment tous tes papiers (tous sur ton site évidemment et quasiment tous sur Nime) et celui – là est excellent point de vue narration et suspens. Vivement la suite et continue comme ça parce que tu as vraiment ton style. Comme dirait un pote, c’est du yeah!
    Y aura – t – il une divine intervention dans la suite de ton récit?

  10. chipstouille
    11.13.2013

    J’ai lu ton papier, et notament le passage ou tu exploses en écoutant ça:
    http://www.youtube.com/watch?v=-UPiz8w3Jys

    Ca a créé une sorte de malaise façon Kubrick assez jubilatoire, j’ai honte de l’admettre moi-même.

  11. Axldobby
    11.14.2013

    « A partir du moment où quelqu’un « frappe » ou fait acte de violence, il se met en tort. » Oui… Je pense, arrêtes-moi si je me trompe, que tu ne dois pas forcément apprécier cet « aspect » violent de ta personne. Je pense que dans ce contexte, tu étais arrivé à un point de rupture et que l’unique solution qui t’a traversée l’esprit fut la rossée… Avec du recul, je suis certain que tu as dû envisager d’autres solutions.
    Très bon papier. « Très bon », dans le sens qui alimente et ouvre un certain débat ;) Toujours un plaisir de lire tes écrits (ici ou sur NIME) :)

  12. Roxane
    11.15.2013

    Canard.

    Déjà, je ne loupe jamais un papier, c’est ce que j’attend dans d’un lundi. Quand je reçois l’annonce d’un papier, je choisis mon moment pour le lire avec la bonne bande son. Alors merci de partager ta plume et tes histoires.

    Ce papier là me parle différemment des autres. Tu nous avais prévenus pourtant, mais même…le mal aise est là. La ligne est franchie. Cette ligne qui se franchit si vite pour peu que la raison n’ait pas le temps d’intervenir. Ce qui est pas évident pour moi, c’est que je me suis attaché au Canard sympa et tout, puis ici dans le contexte je « comprend » le geste, et pourtant impossible de le cautionner, de comprendre entièrement où ça dérape.

    Très très très curieuse et par le fait impatiente de lire la suite!

    • Canard
      11.15.2013

      Je comprends. Et la suite devrait continuer à te mettre très mal à l’aise. Mais pas forcément dans le sens que tu crois. M’enfin tu me diras, je suppose.

      Ca m’intéresse aussi de montrer les mauvais côtés, les mauvais gestes, les mauvais calculs qu’on peut faire à certain moment, avec certaines personnes. Parce que justement quelqu’un de « bien » peut franchir une ligne (pour reprendre ton exemple) mais l’inverse aussi. Et j’aime bien aussi l’idée d’aller sur d’auters terrains avec mes petites histoires.

      M’enfin merci pour ton commentaire.

  13. Thorwald
    11.15.2013

    Marrant, dans ce papier j’avais l’impression d’être à ta place, dans cette impatience passionnée et irrationnelle. Alors quand tu fais sa fête à ce petit merdeux, c’est sur le coup hautement jouissif. Et puis après bon, on se dit qu’un nouveau morceau de Slayer, malgré tout ce que cela peut représenter pour nous pauvres fous , ne méritait pas de franchir la ligne.

    Hâte de voir comment tu vas t’en tirer… Au risque de « spoiler », ne serait-ce pas grâce à ta haute connaissances des méandres du droit du travail que tu vas les coincer ?

    • Canard
      11.16.2013

      Bien vu.
      Mais non, raté.

  14. 11.17.2013

    La combo « thrash + attendu de principe », c’est du petit lait.
    J’aime bien ça.
    D’un coté la raison poussée jusqu’à, parfois, son plus haut niveau de tarabiscotage ; de l’autre la rage du thrash qui fait saillir les veines.
    Une belle alchimie pour un « chouette » « papier ».

  15. Agalloch
    11.20.2013

    Rhââââ, que du bon…
    Bien écrit, scénario bien troussé (c’est criminel de nous laisser en plan ainsi !), et si c’est largement autobiographique je partage une grande partie de la narration : de l’attente enfiévrée des nouveaux albums de mes combos favoris (pour moi, c’était plutôt les nouveaux Metallica / Maiden chez Zégut à 23h sur RTL) à l’exaspération parfois irraisonnée engendrée par certains nuisibles, quand la raison s’échappe et qu’on perd le contrôle de la situation… Grrr, la suite, la suiiiiite !

  16. Skyzosheep
    10.26.2014

    La violence fais du mal aux poneys du désert.


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