Mon année Jazz (2/2)

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Dans chaque classe, il existe une sorte de côte des célibataires, un « CAC 40 du cœur » qui fait que tout le monde n’a pas les mêmes chances face à l’autre sexe. Ce marché de l’offre et de la demande évolue selon certaines conjectures et varie en fonction d’évènements plus ou moins anodins. Suffit qu’Untel se ridiculise devant la classe, qu’il change de look, de fréquentations pour que sa « côte » personnelle varie sensiblement. Positivement ou négativement. Le fait d’avoir eu une nana à mes basques et de l’avoir « maltraitée » m’avait paradoxalement fait grimper plusieurs niveaux d’un coup aux yeux de la gent féminine. Au lieu d’avoir la paix comme je l’espérais, une nouvelle greluche prit rapidement la place de Peggy et commença à son tour à rire plus que de raison au moindre de mes mots, à me suivre, voire même à se mettre à côté de moi en cours. Au bout de deux jours de manège, alors que j’envisageais les différentes manières de me débarrasser d’elle, ce fut Peggy qui s’en chargea. Quelques mots entre deux portes, un face-à-face de trois phrases qui tourna court. Je ne sais pas précisément ce qu’il fut dit, mais la pouffe fit triste mine et, tout en me passant devant, me glissa en douce d’une voix sifflante : « Apparemment, ta nana a vraiment mis le grappin sur toi ». Je restai un instant à observer Peggy, qui grimaça aussitôt un sourire gêné avant de tourner la tête. Pas de doute, elle était folle. M’enfin j’allais pouvoir reprendre où j’en étais. Fracasser son jazz, puis la dévaster elle. Pour de bon.     


Le reste de la chronique est désormais disponible en version Kindle ICI (jusqu’au 31 aout 2016, PGC participe au concours des « Plumes Francophones », merci pour votre soutien)

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Les autres commentaires de Canard

25 réponses à “Mon année Jazz (2/2)”
  1. Reloadead
    01.22.2015

    Bon bah voilà, encore un qui sort du bois tu me diras, et en effet ça fait longtemps que je te lis mais c’est mon premier commentaire.
    Mais comment rester de marbre face à ce papier ? Ca va paraître con mais à la fin de ton texte j’ai été pris d’une grande nostalgie, pas celle qui évoque uniquement de bons souvenirs mais celle qui entremêle joies et tristesse, bonheur d’instants passés et mélancolie d’instants finis. Des sentiments d’ados qui ressurgissent en te lisant. En allant plus loin que tes papiers qui tournaient plus autour du « metal », ce papier parlera sans doute à tous les ados qui ont connu ce genre de situation, ce mélange constant de sentiments différents à une époque où tout ce que nous faisons ou éprouvions n’étaient pas affichés sur Facebook ou twitter.
    Bref j’ai adoré ce papier et j’ai été touché par la fin.
    Bravo, et vivement la suite

    • Canard
      01.22.2015

      Bah merci. C’est cool. Nouveau lecteur, premier commentaire « ++ » et surtout tu viens de rentrer dans l’histoire de PGC avec un nouveau record de vitesse :
      Papier publié à 10h15, commentaire à 10h34. Et pas un commentaire bidon en plus.
      Donc double bienvenue à toi ! J’espère que le prochain papier te plaira au moins un peu.

      • Reloadead
        01.22.2015

        Je ne me fais pas de soucis pour le prochain papier, je n’ai jamais été déçu par tes récits. Je m’y retrouve souvent, je n’ai pas été en mode « extrême » comme tu as pu l’être mais je me suis senti souvent bien seul quand à 13 ans au collège je suis tombé dans le Hard Rock puis le Metal alors que mes potes étaient plus Techno et Rap. Il a fallu attendre le lycée pour que je trouve d’autres personnes avec ces gouts là et ça me paraissait « incroyable » de voir que je n’étais pas si seul que je le pensais. Aujourd’hui j’ai 33 ans et le Metal s’est un peu démocratisé. Avant, écouter cette musique te faisait passer pour un dingue dans la famille, je n’ai jamais eu les cheveux longs ou même porté de fringues Hard à l’époque, j’étais un peu le « 1er de la classe » et le fait que je puisse écouter ce genre devait paraitre étrange. Aujourd’hui même ma belle-mère a entendu parler de Metallica ou des Guns et aime les fringues « rock ». L’époque des découvertes au compte goutte et des commandes passées par téléphone ou courrier (faute d’internet et de grands magasins de musique dans ma ville d’alors) est révolue. Je ne suis pas en mode « c’était mieux avant » mais je suis content d’avoir connu cette époque des k7, des découvertes dans les magazines, et des galères pour se procurer certains albums.

        • Canard
          01.22.2015

          Oui effectivement, c’était pas « mieux avant », c’était différent. Avec ses bons et ses mauvais côtés. C’est l’une des thématiques de ce blog ;)
          Pour le prochain papier, disons juste qu’on sera dans la mouvance d’un « Here Comes the Pain » (http://www.pasgrandchose.com/nouvelles/here-comes-the-pain-12/) qui a choqué quelques lecteurs et mis mal à l’aise d’autres (c’est le seul papier sur PGC qui m’a fait « perdre » des abonnés).
          Sinon super d’accord avec tout ce que tu décris. Evidemment ;)

          • metalpouet
            01.22.2015

            Je suis tout d’accord avec ce que vous écrivez. Vous êtes tout mignons!
            Et pareil, genre premier de la classe, jamais de fringues de metalleux… Mais je n’ai pas la sensation que le metal se démocratise. Tu entends quoi par là? A moins que tu veuilles dire qu’il est plus hétérogène et donc touche un plus large publique?

            Sinon pour en revenir au papier, il est très chouette. Moins orienté metal, mais celui-ci à une place centrale. Je me suis souvent poser la question de l’évolution avec l’âge et les rencontres (souvent amoureuses), d’avoir vu mes « brothers » passer à d’autres choses. Même s’ils en écoutent toujours, c’est plus par nostalgie que par vraie passion. Ce n’est pas grave, juste questionnant. Jamais une fille ou même un taff ne m’a fait dévié. Mais ça m’a poussé à m’ouvrir (légèrementà à d’autres style. Plus tolérant on va dire. Par contre c’est plus le contraire qui est arrivé. Je me suis déjà surpris à m’intéresser à une fille parce qu’elle écoutait du metal et par pour ce qu’elle était ! Et du coup tu écoutes toujours du jazz?

          • Canard
            01.22.2015

            Non, le Jazz et moi c’est fini.
            J’ai réécouté un peu Coltrane pour être honnête quand j’ai tapé une partie de cette histoire (pour retrouver un peu l’ambiance), ainsi que le fameux « Carnets de route » (http://www.dailymotion.com/video/x223pbz_romano-sclavis-texier-carnet-de-routes_music), histoire de.
            Mais c’est tout. Si je dois m’écarter du sentier Metal, c’est désormais pour aller vers le Classique.

        • Zoliv
          01.22.2015

          C’est vrai qu’il y a eu une sacrée démocratisation du Metal et une acceptation plus ou moins générale, et je sais pas si le Metal pour les jeunes de maintenant a le même rôle de défouloir/refuge quand ça va mal, mais pour les Metalleux ayant connu cette musique à une époque où on allait pas sur le net que nous sommes, je pense qu’on a tous des histoires comme ça de frustration ou d’injustice où c’est dans l’écoute acharnée de ces bons vieux riffs pleins de rage qu’on s’est remonté le moral.

          Bien écrit et bien amené !

          • Reloadead
            01.22.2015

            Quand je dis que le metal s’est démocratisé, je veux dire par là que le terme de musique « metal » est connu de tous. Il y a vingt ans quand j’ai commencé à écouter ça, mes parents regroupaient tout ces groupes dans « hard rock », à base de guitares électriques, de voix particulières, et de look à faire peur. Pour eux c’était un monde totalement inconnu et qui devait leur faire peur. Ils n’ont sans doute pas compris comment j’ai pu m’y mettre, pourquoi j’y suis encore aujourd’hui, et tout ce que ça m’a apporté durant toutes ces années.
            Aujourd’hui le terme « metal » est rentré dans le vocabulaire courant, a remplacé « hard rock » et parler de musique « metal » ne provoque plus ce même sentiment de « peur » et de « marginalité » vis-à-vis des parents. On a tous entendu un AC/DC ou un Led Zep, voir un Metallica à la radio ou à un mariage, ça ne choque plus parce qu’on a pris de ces groupes les chansons les plus mainstream et on en a fait des groupes abordables et accessibles à tous.
            Aujourd’hui on fonctionne « à la chanson » alors qu’il y a 20 ans on chérissait un album complet, un groupe pour son look, son attitude, ce qu’il nous faisait ressentir.
            Je pense que ça rejoint certains papiers du Canard où il expliquait ce qu’il ressentait quand il avait l’impression que certains groupes lui échappaient parce que des personnes non « initiées » s’appropriaient un groupe sans tout le contexte autour.
            Ah oui, et désolé pour mes longs commentaires :-)

          • Skyzosheep
            01.22.2015

            Le Metal a longtemps été pour moi rien d’autre qu’un défouloir. Je ne comprenais pas la musique, mais je ressentais cette « puissance ». Sa me faisais me sentir fort. Et puis j’ai commencé à vraiment « comprendre » le genre, à aimer ce feeling colérique propre au metal. On peut dire que le blues est un genre triste, la pop un genre joyeux et le metal un genre enragé.
            Même si je ne suis pas de la génération des K7, c’est quand même comme ça que j’ai découvert le genre… Je piquais des vieux motorhead et des bootlegs de metallica plus ou moins audibles à mon père et je les écoutais plus ou moins en cachette. Ainsi mes premiers groupes furent Saxon, Motorhead Et metallica. Je crois bien que mon tout premier album de metal c’était Overkill de Motorhead d’ailleurs.

  2. KaosFactor
    01.22.2015

    C’est quand même mieux quand on a tout le récit, s’pas !? La première partie n’augure en rien de la suite. Et c’est très bien.

    Comme le dit Reloadead, cela fait resurgir ces moments aigre-doux qui font notre adolescence, notre vie de jeune adulte. Et c’est très bien aussi.

    Mais tu as eu une chance énorme, mon caneton, c’est que tu as eu quelqu’un qui t’a aimé de façon inconditionnelle. Ce n’est pas donné à tout le monde.

    Vivement le prochain, car j’avais bien aimé « Here comes the pain » et son ton bien à lui.

  3. Ahazar
    01.22.2015

    Très fort et très touchant comme papier, bravo !

  4. Skyzosheep
    01.22.2015

    Je vais poster un commentaire « bidon » mais j’ai rien d’autre à dire que: c’est cool, très bien écrit. Juste j’ai eu l’impression que cette partie là du texte était beaucoup plus longue que la première. Puisse tu nous abreuver des siècles encore de ta puissance littéraire!

    • Canard
      01.23.2015

      Des siècles… Disons au moins jusqu’à la fin du printemps ;)
      De mémoire, sinon y avait de mémoire un peu plus de 8000 mots pour ce papier et la partie 1 fait… 3800 mots. Donc oui la partie 2 est plus longue mais pas tant que ça.

  5. Rikkit
    01.22.2015

    « -Ou tu vas ?
    -Ecouter Metallica. »

    La scène culte.

    Le moment où tu t’es sentie partir, laisser tomber le Hard, pour le jazz, j’ai badé, je me suis mis Saxon, « Strong Arm of the LAw », en fond, pour la forme, garder la foi et la pèche.

    J’aime beaucoup le Jazz, je ne me sens pas hardos (trop réducteur), juste mélomane, mais le Metal, il s’agit juste du style le plus intègre, sans l’aspect péteux du Jazz. J’ai tout le temps des périodes, en ce moment c’est alternatif et indé et plus particuièrement Shoegaze (Chapterhouse, MBV et Ride), mais le Metal, j’y retourne toujours, sans me lasser. C’est juste vital.

    Vraiment super papier gros, touchant comme pas possible.

    Stay Heavy ;)

  6. gregwar
    01.23.2015

    Je ne rêve pas, il y a bien quelqu’un qui cite My Bloody Valentine et Ride sur le blog de Canard… il est gonflé le mec…mais il a bon goût.
    Je conseille à tous d’essayer « loveless » de MBV et « going blank again » de Ride.
    Sinon, pour ce qui est du jazz, il n’y a que Miles Davies qui ne m’a pas lassé avec les années.

    • Rikkit
      01.25.2015

      En vrai Going Blank Again, il sonne moins Shoegaze et du coup ça me dérange.

  7. MrGland
    01.23.2015

    ça alors, ça alors !?
    Le canard qui sort avec la fille, on s’y attendait un tout petit peu (encore que…)
    Par contre, laisser tomber le métal et finir cocu pour des raisons plus ou moins racistes, ça c’est de la chute!
    Après PGC, la suite c’est quoi, l’écriture d’un roman?

  8. Captain Igloo
    01.24.2015

    « N’oublie pas le « z » de Nietzsche, grosse conne. »
    Excellent !
    Cela méritait bien un Dyers Eve en conclusion !

  9. pere_fougasse
    01.25.2015

    Après ta chronique de Lagwagon qui m’a donné l’envie d’exprimer un premier commentaire sur NIME, t’as réussi à déclencher un deuxième déclic pour qu’un nouvel aficionado de PGC finisse par se motiver à se manifester! Je te suis depuis la deuxième saison, j’ai ébauché plusieurs fois des paragraphes sans jamais les concrétiser (j’avais même fait la compil des plus belles ballades en 78min!) mais là je suis obligé!
    Un peu de retard à la réaction puisque ça date du papier précédent mais voilà que dans ton « édito » tu évoquais l’hypothèse d’une symphonie de Mahler en fond, alors que je débarquais justement pour découvrir le début de ta 4ème saison, caché au milieu de tes lecteurs de l’ombre, avec la 7ème de Mahler dans les enceintes. Et c’est sur cette coïncidence que je me suis remémoré que ma lubie de bouffeur de Classique avait été initiée par la lecture de ton papier de Mekong Delta où tu détaillais The Night On Bald Mountain. J’y avais fait le parallèle avec la fin d’album d’un groupe de rock progressif du nom d’Aether qui s’inspirait de la même œuvre et dont je ne connaissais pas la référence. Non content de cette trouvaille, me voilà malgré moi lancé dans Moussorgski pour finalement me construire petit à petit une culture et me retrouver des mois plus tard à lire des papiers accompagnés de Mahler, Bruckner ou Shostakovitch pour ce soir, et je crois comprendre dans tes dernières réponses qu’on risque d’avoir droit à quelques références classiques sur cette dernière saison. J’en trépigne d’impatience, et ça fait chaud au cœur de faire une petite révérence à quelqu’un qui peut parler de métal tout en pouvant évoquer pêle-mêle Fat Mike, la triple Karmeliet, le miroir à deux faces ou Jerry Seinfeld. Pour la partie Guestbook je vais arrêter là et éviter de faire 4000 mots de hors sujet!

    Pour rebondir sur le sujet du jazz, il me semble que l’incompatibilité avec ce qu’on recherche vient d’un problème de composition, le côté déstructuré du jazz provoque l’ennui et le désintérêt si on a une propension à visualiser un morceau sur sa structure. Une musique improvisée de mène finalement pas bien loin et ne peut plaire qu’aux gens focalisés sur le côté rythmique de la chose (ou aux gens de la seconde classe de fans de jazz, qui ne cherchent rien d’autre que des notes qui s’enchainent sans faire mal, outre le fait que le jazz c’est trop classe). Et même couché sur album, les pistes s’enchainent sans que je n’arrive à attribuer plus de 2 idées ou directions à un même morceau, un peu comme pour un album de funk finalement. Il n’y a guère que dans certains King Crimson que les éléments jazzy me donnent le goût de reviens-y.

    Je te rejoins également sur l’approche féminine de la musique féminine, avec les années et en accumulant des expériences il ressort souvent que les filles ont tendance à ne pas envisager un morceau comme une entité mais une succession de passages où en l’espace d’une minute trente elles vont varier entre les « ça j’aime bien » à « oh pourquoi il a besoin de chanter comme ça ? » puis à « c’est joli là » et enfin un éternel « ça devient chiant » si on commence à dépasser les 4 minutes. Et ne parlons même pas d’un album entier… au mieux si le morceau ne présente pas trop d’aspérités ou de breaks, il peut finir une semaine dans une playlist Deezer et la personne concernée décrétera aimer le groupe (et prônera une grande ouverture d’esprit en nous reprochant de n’écouter qu’un truc puisqu’elle ne verra pas de différence entre Atheist, Blind Guardian, Kreator et Propagandhi) . Les fameuses lignes de CV « Passions : musique et cinéma »… Cette dernière tendance n’est forcement féminine d’ailleurs mais c’est comme ça qu’on arrive à avoir des gens qui « adorent » Pink Floyd sans jamais avoir entendu parler de Barett ou de Animals.
    Les filles entendent avant tout la voix et du coup c’est plutôt opposé à notre recherche d’un certain charisme qui est souvent associée à des imperfections techniques (dans le meilleur des cas). Le plan d’un morceau se retrouve vite relégué au second plan voire même pas considéré vu que ça ne se fredonne pas. J’ai vite abandonné l’idée de partager cette passion avec ma copine, même si elle a fait semblant de s’y intéresser, tactique classique de fille en phase de séduction qui arrive même à demander d’emprunter des CD pour flatter notre égo… Mais elle s’était vite trahie quand je lui ai grattouillé certains de mes morceaux et que la seule réaction était «C’est une chanson sur quoi ? ».
    A l’arrivée on a quand même tendance à détester ce qui nous ressemble donc peut être qu’une relation avec une personne passionnée par la même chose avec la même implication est vouée encore plus à l’échec et à des conflits plus exacerbés ! Ne vaut-il pas mieux être solitaire dans cette passion que d’envisager le partage de la platine et des emplacements de rangements CD ??

    Désolé pour ce premier jet mais même en essayant de ne pas balancer tout ce qui vient en tête, le sujet a assez de dimensions qu’un premier commentaire ne pouvait être que décousu…
    En tout cas c’est toujours un plaisir de découvrir de nouvelles anecdotes toutes les semaines et bravo à toi pour faire en sorte que l’envie de revenir voir la suite ne n’estompe pas nouvelle après nouvelle où on peut jouer avec nostalgie au jeu du « moi / pas moi ».

    • Canard
      01.26.2015

      Merci pour ce commentaire (que j’ai hésité à scinder en deux entre le « Livre d’Or » et la section commentaires) ;)
      Je dois avouer que ton commentaire sur ma chronique du LAGWAGON m’avait déjà fait TRES plaisir (http://metal.nightfall.fr/index_11168_lagwagon-hang.html) et avec celui-là en plus, je suis confus, presque tout chose. Tout ce que tu décris sur le gent féminine colle bien avec mon édito « Ovaires et contre tous » (http://metal.nightfall.fr/index.php?choix=54&edito=53). Dans mes bras ! Rien de tel qu’un peu de misogynie pour rapprocher les hommes.
      En réalité, je pense que le Metal fait partie de ces quelques sujets qui ne s’adressent quasi exclusivement qu’aux hommes. Donc c’est pas tellement que cette musique les « dépasse » ou qu’elles n’y comprennent rien, c’est juste que ce n’est pas une musique à la base faite pour elles. Un truc d’hommes pour les hommes, quoi. Comme il existe aussi tout un tas de sujets et de loisirs qui leur sont plutôt réservés.
      Et pour terminer je ne résiste pas à la tentation de citer mon maître, Charle Bubu, qui explique comme pour étayer ton dernier paragraphe :
      « Cette fille aimait tout ce qui m’ennuyait, et tout ce que j’aimais l’ennuyait. Nous étions le couple parfait : ce qui sauvait notre relation, c’était cette distance à la fois tolérable et intolérable entre nous. On se retrouvait chaque jour – et chaque nuit – sans avoir résolu et avec zéro chance de résoudre quoique ce soit. La perfection. »
      (extrait de « Shakespeare n’a jamais fait ça »).

  10. pere_fougasse
    01.27.2015

    En lisant l’édito c’est effectivement troublant de retrouver le constat sur les voix et du besoin d’airs à fredonner ! Alors bien sûr j’ai rencontré quelques filles vraiment passionnée par la chose et techniquement très au point mais c’est finalement presque exclusivement dans le métal extrême qu’on les trouve, et en majorité chez les musiciennes. Mais le principe de la sociologie n’est-il pas de dégager des tendances plus ou moins grossières et ne pas se perdre dans les particularités, sans quoi on ne peut plus rien soulever ? Donc ce n’est pas tellement misogyne de constater qu’il y aura bien plus de mecs susceptibles de saisir l’intérêt de dégoter un bootleg au son crasseux d’Ipswich 83 pour pouvoir se faire To Tame A Land en live, même si la quête du bootleg semble aussi pas mal prisée chez les amateurs de jazz aussi (mais est-ce par sa tranche féminine ?). Une majorité de gars ne le comprendront pas non plus et se foutront aussi du changement de batteur mais ceux-ci investiront peut être ce potentiel passionnel sur l’évolution du taux de réussite au lancer franc de Joachim Noah ou dans la recherche du 20e quart de cœur de Ocarina Of Time.
    Ma culture littéraire se résumant aux Astérix, Initiation au Backgammon et quelques San Antonio tombés de l’étagère de mon père, je manque la plupart de tes références à ce niveau là et je n’ai jamais eu écho de Monsieur Bubu mais effectivement je ne comprends pas comment ça fait 10 ans que mon couple tient alors que ma copine suit Plus Belle La Vie et croit que King Diamond joue dans Kiss, mais c’est sûrement plus viable que de devoir débattre sur un sujet qui tient manifestement trop à cœur, et c’est finalement bon pour l’ego de se donner personnellement un ascendant imaginaire sur un sujet sans concurrence. Et surtout délimiter une zone à soi sans partage, un peu la chambre d’ado de toute série américaine « No girls allowed »
    En tout cas ton spleen de fin est superbement retranscrit, on ressent bien la déception de cette perte d’ascendant et de ne pas avoir pu vraiment défendre la Cause, et aussi le côté déçu de toi-même d’être passé à côté de l’évidence au sujet du judaïsme, t’imaginant incompatible avec toute conviction religieuse. Te serais-tu barré du concert de jazz de la même façon s’il n’y avait pas eu la rupture simultanée ? N’aurais-tu pas toi-même amorcé la chose lors du débriefing dans le cas contraire ? Etais-tu vraiment amoureux ? Les G Squads fêtent-ils Hanoukka ? Vivement le prochain sujet.

    • Canard
      01.27.2015

      Encore merci pour ce nouveau long et instructif commentaire.
      La vérité est qu’après avoir fait mon tour des grands ducs, pour le Jazz, j’ai rapidement eu l’impression de m’ennuyer et la certitude que cette musique n’était pas pour moi. Alors je suis retourné au Metal comme un chien qui retourne à son vomi. Par désespoir et absence totale d’amour propre. Comme je l’ai déjà dit plus haut (ou plus bas), après cet épisode, je n’ai pratiquement plus jamais écouté de Jazz. Même Zappa (qui est crossover avec le Rock) me gonfle la plupart du temps (je sauve Coltrane).
      Quelque part, « Mon année Jazz » m’a renforcé dans ma conne passion pour notre musique. Je suis arrivé à la Fac « plus fort » avec d’autres « nouveaux » groupes (NIN, Paradise Lost, Helmet, Fear Factory etc.) et avec une nouvelle perspective des choses.

  11. Tonton RG (Beurk Rogers Bla bla bla...)
    01.27.2015

    Bon j’ai pas lu tous les commentaires, mais le père Fougasse a piqué toute la place, ah ah ah!!!

    Bon tu nous l’a même pas niqué le miss peggy???

    Sinon je suis assez scotché par ton écrit, c’est different de d’habitude mais là on touche au génie! Continues mon neveu, continues…

    Sinon effectivement ça rappelle plein de souvenirs des années bahut, avec ce qu’on peut être prêt a faire pour une nana, même une gonz qu’on aime pas… C’est magnifique mon caneton!

    • Canard
      01.28.2015

      Merci beaucoup. Ton commentaire m’honore. Et j’espère surtout que la suite te plaira tout autant…

  12. Chipstouille
    02.03.2015

    Tu déboites le palmipède.
    Tes récits amoureux me rappellent de très loin comment j’ai découvert Master Of Puppets, avec l’amertume d’un rateau dans la tronche et l’envie de me lessiver le cerveau. Un beau rateau en plus, taille XXL.


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