Pour 200 balles, t’as presque tout

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Tous les mardis, c’était la même chose. On commençait en deuxième heure, mais Denis et moi on se levait comme si y avait cours à 8h30. Et on se marrait tout le long du trajet du bus comme deux tordus, tellement on se trouvait malins d’avoir ainsi échappé à la vigilance de nos parents.

Toujours le même programme. La galerie commerciale n’ouvrant qu’à 9h, on se foutait devant les grilles du collège et on narguait la pionne avec nos carnets de correspondance qu’on lui agitait sous le nez :

— Eh la pionne, on commence qu’en deuxième heure ! Regarde, tu peux vérifier. Alors on rentre pas ! Ça nous laisse une heure pour aller aux putes ou nous droguer… Ah ah !

Chaque mardi, elle nous lançait le même regard, un regard qui signifiait « bande de petits cons », mais voilé d’un rien de tristesse et de pitié. Après quoi, Denis et moi on fonçait vers la galerie marchande. Vu qu’il était trop tôt, on occupait le temps en partageant mon walkman, chacun une oreillette. S’il faisait trop froid, on allait se réfugier dans le sas de la BNP (la porte était pétée) et on attendait que ça ouvre pour foncer chez Nuggets et la boutique de jeux vidéo. Mes deux univers préférés collés l’un à l’autre… parfois la vie est bien faite.

Denis avait trouvé un truc pour se faire du fric. C’était l’époque des premiers chariots de supermarché « à pièces » (pour forcer les clients à les ranger). Fallait mettre une grosse pièce jaune de dix balles dedans. Elles étaient marrantes ces pièces, elles ressemblaient à des jetons de casino. Le système n’était pas super au point. Souvent, le dispositif se bloquait et la pièce restait à l’intérieur du boitier en plastique. Pour pouvoir récupérer les dix balles, fallait être deux : un qui tire le caddie et l’autre qui force avec un tournevis. Denis en avait chouravé un à son père. On était deux et on avait rien à branler de 8h30 à 9h, donc on faisait notre petite tournée des caddies et on partageait les mises. Si ça ne tombait pas juste, on demandait à la boulangère deux pièces de cinq francs pour que ce soit équitable.

A 9h tapante, on fonçait ensuite chez Nuggets. Toutes les semaines, je matais les mêmes cassettes d’occasions pour voir si le prix du « Appetite for Destruction » n’avait pas baissé. Y avait aussi le fameux live d’AC/DC qui me faisait crever d’envie, « Ace of Spades »… mais surtout cet album des « Guns ». J’avais entendu le solo de « Sweet Child of Mine » et il était évident que Slash était le meilleur guitariste du monde. Rien que la pochette… la croix avec les quatre têtes de morts représentant chaque membre du groupe, c’était de la tuerie. De toute façon, les Guns, ça tuait. Le look de Slash tuait, les chansons tuaient et Axel tuait des stades entiers à lui tout seul. Il faisait des bras d’honneur au public, avait des tas de tatouages, un bandana. Il était rebelle, sauvage, un peu dingue aussi. Je voulais être comme lui.

La cassette coutait quarante balles, j’en avais trente.

Et Denis était tout le temps à sec. Dès qu’il récupérait un peu de thunes, il les claquait pour jouer au flipper ou pour racheter en douce des clopes à son grand frère. Chaque mardi, j’espérais qu’on fasse une bonne « pioche » avec les caddies, mais ça ne venait pas. Mon compteur restait bloqué à « trente francs » et le vendeur du Nuggets ne voulait rien savoir. Il finissait invariablement par nous foutre dehors, il ne nous restait plus qu’à nous réfugier dans la boutique de jeux vidéo. Denis et moi on regardait la même démo de Sonic sur Megadrive en attendant qu’il soit 9h30. Le vendeur de la boutique de jeux était plus sympa. Des fois, il nous branchait les manettes et on pouvait jouer un peu. Forcément, on arrivait ensuite en retard au cours de maths et la pionne prenait sa revanche en gribouillant des tas de mots sur nos carnets de correspondance. Mais Denis et moi on s’en foutait, dix minutes de Sonic valaient bien une heure de colle.

A cette époque le Hard Rock avait mauvaise presse. C’était l’ennemi « à la mode » des parents « biens pensants ». Écouter du Hard, c’était devenir délinquant. Mes parents n’échappaient à la règle et voyaient d’un sale œil mon intérêt pour cette musique. J’écoutais en douce ma poignée de cassettes aux bandes usées et archi usées par des d’écoutes intensives, que je planquais soigneusement dans ma chambre. L’autre problème, c’est que Denis s’en foutait des Guns et de tout le reste. Il écoutait aussi bien AC/DC qu’Ace of Base (Happy Nation Living in Happy Nation). J’enrageais tellement à l’idée de pas pouvoir écouter « Appetite » que je lui avais proposé d’acheter la cassette à deux : je mettais les trente balles, lui seulement dix et on se la partagerait une semaine sur deux. Évidemment, j’étais de la baise mais je m’en foutais. Fallait que j’écoute cet album. Je me serais contenté d’une copie qui m’aurait couté trente francs. Rien que pour réentendre « Sweet Child of Mine ».

Une des solutions aurait été de piquer dix balles dans le porte-monnaie de ma mère. Mais bon. J’avais vraiment envie d’écouter « Appetite » mais pas au point de VOLER de l’argent à ma vieille. A cette époque, j’avais encore des restes de conscience qui me faisaient dire que c’était MAL de faire ce genre de trucs. Puis, l’étape d’après c’était quoi ? Le vol à l’étalage, braquer une banquer, tuer des gens ? J’étais donc dans l’impasse avec mes trente balles. Et ça m’obsédait. Souvent après les cours, j’essayais de motiver Denis pour refaire un « tour de caddie » avant que le bus scolaire n’arrive. Je voulais forcer ma chance. Mais il n’était clairement pas autant motivé que moi (surtout après la fois où on a raté le bus et qu’on s’était tapés les deux heures à pinces sous la pluie).

Et c’est arrivé. Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était un jeudi. Le temps était maussade. Denis m’avait lâché pour le « tour de caddie » d’avant bus, mais guidé par la force du destin d’un jeune hardos, je décidais d’aller seul à la galerie marchande. Me rendant compte que j’avais oublié de prendre le tournevis de Denis, j’étais sur le point de rebrousser chemin quand je l’ai vu, pataugeant dans une flaque d’eau. Un billet de deux cent francs !

Je me suis souvenu alors de ce que m’avait dit un oncle bourguignon : «  Quand tu vois de la thune au sol, faut jamais foncer dessus. Tu fais comme si de rien n’était, t’avances calmement, tu regardes autour de toi et – paf – tu colles ton pied. Ensuite, tu te baisses pour faire tes lacets, tu continues de regarder autour de toi et ensuite tu récupère la mise discretos »

C’est ce que j’ai fait. Je suppose que je devais avoir l’air d’un con à refaire mes lacets dans la flotte mais c’était pas bien grave. Mon cœur battait la chamade. Un billet de deux cent francs par terre ! Pas possible, ça doit être un piège, pourtant je ne vois pas de sniper sur le toit de l’Intermarché. Je ramasse le biffeton en tremblant. C’était bonnard. Je m’isole dans un coin du parking pour mieux examiner mon butin : c’était bien un vrai billet ! J’en revenais pas. L’argent peut parfois avoir quelque chose de magique. Je disposais en tout de 230 francs, je pouvais acheter le « Appetite », mais aussi le live d’AC/DC et le Motörhead d’un coup. Hop ! Il me resterait encore des tas de thunes en rab après. Les cris de Denis m’arrachèrent de ma rêverie :

Canard, grouille, y a le bus qui arrive ! 

A peine le bus avait démarré que je compris que je ne pourrai jamais attendre demain pour dépenser mon magot. Je voulais écouter ma musique tout de suite maintenant, pas demain. Prétextant avoir perdu mon portefeuille, je demandais au chauffeur de me laisser descendre au prochain feu rouge. En marchant vers la galerie commerciale, je serrais le billet de banque contre moi. Je ne savais pas trop comment j’allais rentrer ensuite chez moi, mais je m’en foutais. Je me taperais les deux heures de route à pied en rase campagne en écoutant mon « Appetite » et rien qu’à cette idée je me sentais léger, heureux, débordant d’une allégresse aussi futile que délicieuse.

En arrivant devant l’entrée du supermarché, je vois une petite fille arabe en pleurs, elle avait le nez cloué au sol et de grosses larmes coulaient le long de sa joue. Derrière elle, sa mère lui criait dessus des trucs en arabe et ça n’avait pas l’air de rigoler. Elle faisait des grands gestes, était furax. Son débit de parole clouait la petite au sol, la fusillait à coups de rafales d’Uzi (Osbourne Ah Ah). Un sentiment de malaise commença à m’envahir. Mon Jiminy Criquet voletait autour de moi : « ne serait-ce pas le billet de banque que tu as trouvé que cherche la petite fille ? ». Je chassai cette sauterelle débile pour rentrer dans le magasin de musique.

Le Live d’AC/DC coutait 70 francs (une double cassette) et le « Ace of Spades » 50 francs, 40 pour le Guns. Ça faisait 160 francs pour les trois, ce qui voulait dire qu’il me resterait 70 francs ! Une fortune. Je me dirigeais vers le comptoir pour payer et je repensais à la petite fille. Je ne sais pas trop pourquoi. Je pense que je voulais clore le bec de Jiminy. Si ça se trouve la petite fille cherchait un bijou perdu… Pourquoi ce serait FORCEMENT mon billet de banque ? Après tout, on peut perdre une quantité de choses, sans ce que ce soit de la thune. Je retournais sur le parking retrouver la petite fille en laisse mes trésors sur le comptoir et le vendeur comme deux ronds de flan.

Le ton était monté d’un cran. Sa mère la molestait, elle la tirait par le bras en lui criant dessus. J’aimais pas beaucoup ça. Évidemment, elle avait perdu son billet de 200 francs en allant acheter le pain. Mais qu’est ce qui me disait que c’était bien le MÊME billet que j’avais trouvé ? C’était pas impossible qu’il y en ait eu deux qui trainaient sur le parking de l’Intermarché, non ? Puis bon, comme on dit « perdu c’est perdu, trouvé c’est trouvé ». J’essayais de laver ma conscience avec toute sorte de réflexions en retournant au magasin. Rien que d’avoir les trois albums dans les mains, j’en tremblais. Tant d’heures de musique à disposition, de territoires nouveaux à explorer, d’heures d’un plaisir coupable et exquis. Je reposais mes trésors sur le comptoir du Nuggets. Le vendeur me regardait d’un sale œil, se demandant sûrement comment j’allais payer vu le nombre de fois où je lui avais fait le coup du « allez pour trente balles, siouplait, je peux avoir la cassette ? ». Aussi, je sortis promptement le billet pour lui signifier que j’avais bien les moyens de m’offrir ces albums. Et j’en rajoutais, je disposais encore d’un crédit de 70 francs, je me dirigeais vers le bac « import » en faisant semblant de m’intéresser à un vinyle.

Dehors, la petite arabe devait passer un sale quart d’heure. Ça lui apprendra. Elle avait qu’à faire attention. Puis bon, quelle idée de filer un bifton de deux cent balles pour une baguette de pain ? Déjà, la boulangère, faire la monnaie sur dix balles, ça l’emmerde, alors sur un gros billet… j’imagine même pas. Qu’aurait fait Axel ou Slash à ma place ? Axel était le genre de mec qui se tape des putes en se droguant. Sans déconner, dans un cas comme ça, il ne se poserait même pas la question. La culpabilité commençait à gagner du terrain en même temps que je triturais les vinyles. Un sentiment lancinant, pénible et insistant. Je sentais que cette histoire allait me gâcher l’écoute de mon « Appetite »

— On va fermer !

Je regardais ma montre : presque 19h ! J’avais deux heures de route à me taper et il faisait déjà bien nuit. J’étais gêné, j’avais la pression, j’avais le cul entre deux chaises. C’était pas des conditions pour s’adonner à ma passion… Je sors en trombe du Nuggets pour retrouver la petite fille.

Quand je lui ai rendu son billet, la petite fille a levé vers moi un regard que je n’oublierais jamais. De la gratitude, du soulagement, de l’admiration, de la gentillesse, de la pureté aussi. Sa mère a arraché le billet des mains de sa fille en hurlant et elles ont foncé toutes les deux à l’intérieur de l’Intermarché. Tout seul comme un con sur le parking, il s’est mis à pleuvioter. Il a fallu se taper la route jusqu’à chez moi à pied en écoutant pour la énième fois ma copie du « Keep the Faith » de Bon Jovi, mais je me sentais bien. L’espèce de boule au ventre m’avait quitté. C’était pas si grave dans le fond. Puis bon, je me disais que s’il existait un « paradis des hardos », je venais de faire un pas décisif pour y rentrer.

« Non mais t’as vu l’heure ! Qu’est-ce que t’as fabriqué ? Ton père et moi, on était mort d’inquiétude. Tu ne pouvais pas filer un coup de fil ? Mais t’es complètement trempé en plus ! Tu vas attraper la crève. Mais pourquoi t’as pas appelé à la maison, on serait venu te chercher ! Comment ça t’as plus de crédits sur ta carte téléphonique ? Bah fallait en acheter une ! Tiens, voilà cinquante francs, t’iras en acheter une demain… »

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A propos de Canard :

Les autres commentaires de Canard

19 réponses à “Pour 200 balles, t’as presque tout”
  1. ZEJACK
    01.11.2013

    ‘tain c’est beau ça m’a presque remué la fin.
    Sérieusement, sympa l’article bravo.

  2. Akron
    01.12.2013

    Une question me taraude : tu as acheté la K7 des GUNS avec les 50 balles de la carte téléphonique ou pas ?

    Un papier bien sympa, et je profite de l’occase pour te souhaiter le meilleur ainsi qu’à ton nouveau site (puisque c’est la période des voeux ça tombe bien).

    Bises mon Canard.

    Akron

    • Canard
      01.14.2013

      Hail (to England),

      Ca fait plaisir de voir que tu as trouvé le chemin de mon antre, vieux. Et oui, effectivement, bien vu. C’est la première chose que j’ai fait le lendemain même : foncer au magasin pour m’offrir cette cassette d’Appetite.
      Sinon merci, meilleurs voeux gnagna… tout pareil.
      @+ mon loup
      Canard

  3. Anesthetize13
    01.15.2013

    Typiquement le genre de raisons qui me fait dire que tu devrais écrire une genre de Bible du Metal. J’adore la plume, l’histoire, tout. Et puis chapeau pour le billet.
    Ps: J’aime pas Guns’N’Roses.

  4. 02.01.2013

    Salut Canard, superbe texte.
    Au plaisir de suivre tes aventures de jeune et hard palmipède !

    • Canard
      02.04.2013

      Hello,

      Juste un petit mot pour te remercier pour ton commentaire sympa tout plein sur NIME.
      Au plaisir de te compter parmi mes « abonnés » ;)
      Coin Coin

  5. Kedran
    02.05.2013

    Bravo Canard, un vrai coeur de hardos

    Superbe chronique, c’est toujours un plaisir de te lire.

  6. Macareux
    02.06.2013

    Magnifique, superbe, … !!!!
    Et moral avec ça.

    Ca me rappelle des souvenirs, tes histoires de K7. J’ai bien du flinguer quatre exemplaires de « Kill ’em all » de qui vous savez entre un walkman pourri racheté qqs poignées de francs à un lycéen plus agé que moi, le lecteur K7 de la Mini de ma mère (qui m’a aussi bouffé mon premier Master of puppets, une K7 de Gogol 1er, une de Bon Jovi (KTF) et d’autres !!!). Du coup il m’est longtemps resté des boitiers de K7 vides. J’ai tout balancé, sauf un et j’ai oublié. Puis je me suis mis à collectionner et à acheter des K7 sur des vide-greniers.
    Grosse émotion que ce fut le jour où j’ai trouvé les 2 Metallica concernées dans des boitiers tout pourris !!!
    Pour 30 centimes les deux, j’ai eu de petites larmes de bonheur…

    J’adore tes chroniques en tout cas !
    Longue vie à ton site !

  7. Adacrar
    02.12.2013

    Très bel article, très bien écrit. J’avouerais même que je me disais : putain il va lui donner ou pas? Le pire c’est qu’à la fin tu es même pas remercié. Mais sinon que c’est intéressant pour un jeune comme moi de voir la galère qu’était d’écouter de la musique à l’époque et où on prenait surement plus de plaisir à écouter.

    En tout cas bonne continuation pour ces écrits Canard!

  8. Le Grand Ninja
    03.26.2013

    Ca me rappelle que sur une des cassettes que tu m’avais prêtées, sur lesquelles tu avais enregistré du Hendrix (« Bold as Love » si je me souviens bien), il y avait sur la seconde face « Sweet Child O’Mine » mais la bande arrivait au bout en plein milieu du solo !

    • Canard
      03.27.2013

      J’aurais jamais commis une telle infamie.
      Tu dois confondre.
      Couper ce solo, qui figure dans mon Top 10 perso des meilleurs solos du monde soit dit en passant, après du Hendrix en plus : cela n’a aucun sens.
      Je t’ai déjà dit que « Bold as Love » est mon Jimi préféré ?

      • Le Grand Ninja
        03.27.2013

        Si, si, je l’assure et dévoile une partie de la face cachée de la jeunesse de Canard : Il enregistrait ses morceaux sur des cassettes 60 minutes, plutôt que sur des 90 ! Et du coup, paf !, Slash se voit couper ses cordes en pleine envolée !

        J’ai du attendre de jouer à Guitar Hero 2 pour entendre la fin de ce solo !

        Oui, je sais que c’est ton Jimi préféré mais je sens aussi que tes plumes frémissent à l’évocation de « Band of Gypsies » qui contient notamment « Machine Gun » (ce n’est pas très original mais c’est mon solo préféré ever).

        Je songeais à un souvenir qui m’apparaît comme un titre de chronique : Faut-il supporter l’écoute de « crucify my love » de X Japan par amitié ?

        • Canard
          03.28.2013

          Les « 60 » ont un meilleur son et sont plus résistantes. Et j’aime bien l’idée de n’avoir qu’un album par cassette. C’est ainsi.
          Ce qui est cependant dramatique, c’est d’avoir attendu un jeu pourri et une génération pour entendre ce solo qui tue en entier…
          Sans déconner, c’était bien la peine de t’avoir vendu du « Creeping Death », ingrat !
          Ma préférée sur le « Gitan » c’est « who knows » perso. Mais c’est vrai que quand Jimi fait la mitraillette avec la bouche pour reprendre ensuite le tout en guitare, c’est juste génial. Pour « X Japan » tu sais que j’aurais beaucoup trop de mal à allonger plus de 5 lignes, tant tout cela est chargé émotionnellement.
          Ca fait plaisir de te voir dans les parages.

  9. Dimitri
    03.27.2013

    Salut Canard !
    Superbes chroniques que je relis pour la deuxième fois.
    Cependant j’ai vu une petite erreur, quand tu parles de la pochette d’Appetite tu décris les 4 têtes de mort mais il y en a 5 pour les 5 membres !

    • Canard
      03.28.2013

      Ouais c’est vrai.
      Je sais pas comment j’ai laissé passer ça.
      Ni REM non plus. Je m’en vais rectifier. Et lui fouetter son gros cul par la même occasion.

      • Dimitri
        03.28.2013

        Fouette le 5 fois ;)

  10. Fitch Zardû
    11.08.2013

    On dirait « le petit Nicolas découvre le métal » dans le style. C’est haletant, touchant et la morale « tout vient à point à qui sait attendre » est excellemment amenée. Y a de la matière à court-métrage dans cette histoire. Pense-z-y pour nos futurs contrats avec Paramount. Et encore bravo.

    • Canard
      11.08.2013

      L’effet « Petit Nicolas » est voulu dans cette histoire. Au début de PGC mon idée était d’adapter ma plume à mon âge au moment des faits. Avec un repère « collège – lycée – fac – job » au lieu du baromètre de la violence. Mais j’ai finalement abandonné cette idée.

  11. NOORS (tHrash...)
    08.26.2014

    Ce conte est génial, bien écrit. Plein de ce qui fait la jeunesse. Même genre d’histoire avec mes 2 potes thrasheux du lycée. On trouve un gros billet un vendredi soir, et alors on se dit tous les trois d’une même voix « quelle fantastique soirée bière/metal en perspective ! », puis on tombe sur le clochard du parc qu’on squattait régulièrement, seul, le soir, à la tombée du jour, avec qui on avait déjà parlé plusieurs fois. On a passé une bonne soirée. Mais pas celle qu’on imaginait lors de la découverte du billet. Un grand moment dans notre amitié. Tu me fais vraiment revivre mes plus belles années d’ados. C’est génial.


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