Sur « Fade to Black » tu n’emballeras point (4/4)

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Marie la patronne était très cool. Je l’aimais bien et c’était réciproque, je crois. Je pense que c’était dû aux compliments que je lui avais servie concernant la bouffe. Le soir par exemple, elle faisait une très bonne soupe de légumes, j’en prenais du rab systématiquement. Je trouvais qu’elle se démerdait bien avec les moyens du bord. Il y avait de la bonté dans son visage, elle irradiait de gentillesse. Quelques rides mal placées indiquaient qu’elle en avait sans doute chié, mais donnaient aussi à son visage une douce mélancolie. Débarrassé de la meute, le chalet vide en était devenu presque douillet. Quand je l’ai rejoint, Marie était dans les lessives : « Ecoute, j’ai aucune envie de te fliquer toute la journée. Donc tu vas dans ta chambre, tu bouquines, tu dors, tu fais ce que tu veux mais tu restes tranquille. Vers 11h30, je t’enverrais au village me faire une course, puis on verra après manger ce qu’on peut te faire faire ».

Ça m’allait très bien. Je suis retourné à ma chambre. Impossible de fermer l’œil, le sommeil est parfois contradictoire. Je repensais à Géraldine, je n’arrivais pas à m’ôter de l’esprit son sourire odieux, ce petit air de peste supérieure. L’occasion était trop belle pour me venger, je me levais en direction de sa chambre pour une petite pause pipi. Puis pourquoi pas une branlette en tripotant les soutifs de Sandrine ? Tout émoustillé, je fonçais vers le quartier des filles.

Le reste de la chronique est désormais disponible en version Kindle ICI (jusqu’au 31 aout 2016, PGC participe au concours des « Plumes Francophones », merci pour votre soutien)

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Les autres commentaires de Canard

9 réponses à “Sur « Fade to Black » tu n’emballeras point (4/4)”
  1. Waldermarklin
    04.08.2013

    C’est quand même quelque chose.

  2. kief
    04.08.2013

    Hé bah, c’ était très sympa à lire tout ça, merci de nous l’ avoir fait partager. J’ aime ton style d’ écriture, ça se lit tout seul, c’ est un peu brut pas de chichi, un peu comme le canard de l’ histoire. Un peu beaucoup tête à claque le canard d’ ailleurs, j’ aime le côté « fuck the system » et j’ emmerde les cons mais pour moi c’ est important de respecter les autres et de ne pas faire à soi ce que l’ on n’ aimerait pas que l’ on nous fasse. Mais bon le perso de canard au final on l’ aime bien malgrès ses défauts même si il en a rien à battre.

    Hâte de lire ton prochain papier.

    Metal ;)

  3. Rikkit
    04.08.2013

    Le Rock a repris son droit et malgré ta maladie mentale, affichée et assumée, la chute est top.

  4. 04.08.2013

    La fin est épique!

  5. Fulci51
    04.09.2013

    Ah ça y est, j’ai enfin pu lire la fin…et cette dernière m’a bien fait marrer! Excellent!

    Encore une fois, je doute fort que le passage à la Misery avec la nana dans le plâtre se soit réellement passé, à moins que tu ais de réels penchants sadiques…
    Mais je donne raison à ta ‘victime’ : Stephen King, c’est easy reading je te le conçois, mais le bonhomme n’a pas son pareil pour prendre son lecteur par la main dès le début et ne lui lâche plus pendant toute la durée du récit….un conteur extraordinaire!

    J’ai beaucoup aimé ta descrition de Marie, preuve que sous ta carapace d’emmerdeur enragé se love un peu d’humanité.

    Par contre, ya un truc qui me chiffone concernant Fade to black : bien-sûr, je comprend ton image de beauté/violence mais il faut bien reconnaître que c’est loin d’être la chanson la plus brutale de leur répertoire alors quand le chauffeur ou la patronne disent que le final de fade est trop violent pour eux, je m’offusque! Je comprendrais s’il s’agissait de disons ‘damage, inc.’ Ou d’un ‘whiplash’, mais là, non, je comprends pas, d’autant que je n’ai jamais considéré fade comme violente…..car en matière de thrash, fade c’est quand même différent d’un praise of death, hein?

    Mais bon, les dégoûts et les couleuvres…

    J’attend de nouvelles chros! Excellent boulot!

  6. chipstouille
    04.10.2013

    Excellent, ça fait 4 parutions que je me dis que c’est toi qui te prends une veste à la fin… et non! Magnifique. Ca m’a rappellé un slow/pogo sur « Remember Tomorow » d’Iron Maiden… Sauf que pratiquement tous les mecs étaient sur la même longueur d’onde et avaient pigé l’arnaque dès le début.

  7. Pumpkinstef
    04.10.2013

    Excellent, tout ça, et toujours aussi drôle, déjanté, barré!

    Juste une question, Canard, as-tu consulté depuis, ou tu n’as pas encore eu le temps ?
    Allez, disons que tes écrits désopilants et irrévéréncieux à souhait te servent de thérapie! Non ?
    En attendant d’autres écrits du même genre! Voire pire, te connaissant un peu mieux, maintenant…
    Amicalement!

  8. Zardû
    11.04.2013

    La fin de ce récit c’est ce qu’on appelle la littérarité dans le texte. Quand l’histoire par sa tournure démontre le propos. C’est brillant. Oui, il fallait une apothéose auto-destructrice à cette boum pathétique pour résonner avec Fade to Black. Le passage « Misery » (pas « My friend of… », celui qui défonce King, Stephen, pas Kerry) est très bon. L’attitude de « petit con » qui compare l’émotion dégagée par ‘Tallica à celle de Janis Joplin est aussi fidèlement restituée, sans concession. Tout ceci rend ce texte très sincère, profond et de qualité. Bravo Canard.

  9. Skyzosheep
    10.27.2014

    Ca me donne envie d’apprendre à jouer fade to black à la guitare tout ça! Enfin perso j’aime bien lire Pgc en jouant un ptit blues tout simple, je trouve que ça accompagne assez bien.


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