Sur « Fade to Black » tu n’emballeras point (1/4)

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Jusqu’à la dernière minute, même la prof de français y a cru. Mes parents ont finalement signé le chèque. C’était la première fois de ma vie que je partais au ski. Quelque part, ça m’emmerdait : la promiscuité avec tout un tas de monde, les moniteurs à la con, la bouffe dégueu, le tire fesses, les fringues qui sentent le chien mouillé, sans oublier les après skis. J’avais déjà vu le film avant le générique et tout ce bordel m’indifférait au plus haut point. Mais la perspective de foutre le camp de chez moi dix jours d’affilée aurait fait passer n’importe quelle pilule. Même un stage commando en Ouganda. Quand la prof de français a su que finalement je serai du voyage, son visage s’est chiffonné. Dix jours consécutifs avec le Canard, c’était autre chose que quelques heures par ci par là. Il était évident qu’elle allait en baver.

Sur le parking du lycée, les parents embrassaient leurs rejetons, leur refilaient en douce un petit billet. Les mamans avaient la larme à l’œil et les papas n’en menaient pas large. Et moi je dansais la Macarena devant mes vieux. Dix jours. Y avait au moins quatre hardos dans le lot, des hectolitres de gonzesses, une immense auberge et des tas de journées entières à faire la foire. J’étais d’une humeur radieuse, badine, prêt à tout péter.

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Les autres commentaires de Canard

10 réponses à “Sur « Fade to Black » tu n’emballeras point (1/4)”
  1. Kommander
    03.18.2013

    Sympa ce nouveau billet, mais vu le titre, je sens que ça va partir en live.

    Par contre, t’as vraiment tenu ces trois heures à parler avec lui, ou le timing est inventé ?
    Moi, je discutais pas avec le chauffeur dans le bus, mais je me passais Nine Inch Nails (j’avais 12 ou 13 ans) et Brujeria avec mon pote de longue date, et on kiffait. On faisait chier les nanas avec, même.

    C’est fou que ce genre d’anecdote soit si banal.

    K.

  2. ZEJACK
    03.19.2013

    Viiiiite la suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite

  3. 03.19.2013

    Ah! Excellent! Un meilleur papier que le précédent à mon avis. Et qui a le mérite de faire remonter à la surface des moments très ordinaires et pourtant très marquants. Comme quoi… le cerveau est sacrément sélectif. Et le tri pas vraiment rationnel.
    Je me souviens avoir passé une bonne partie d’une nuit en bus à mélanger saucisson au poivre Alpin (un régal) et Toblerone chocolat blanc/noisette en écoutant de la techno tabassant à 666bpm avec un écouteur appartenant à mon voisin car mon MP3 tout neuf était tombé en rade par abus de musiques plus ou moins extrêmes.
    Un bien bon moment. Je doute de revivre un truc similaire un jour. Donc merci pour ce papier qui me replace dans le contexte par association.
    Comme d’hab, vivement le prochain.

  4. Robert
    03.20.2013

    « AFJA » ? Ce serait pas plutôt « AJFA » ?

    • Canard
      03.20.2013

      Si, évidemment. Je corrige.

  5. Rikkit
    03.21.2013

    Sale gosse. Mais c’est bien, tu en es conscient.

  6. chipstouille
    03.21.2013

    Excellent ces petits souvenirs de voyages scolaires dans le bus. Visiblement mes profs étaient moins contraignants que les tiens, moi je me rappelle de sympatiques parties d’action ou vérité dans le fond, filles et garçons mélangés bien entendu :)

  7. Redsatch
    03.21.2013

    J’adore. J’ai hâte de lire la suite de ce road movie. Metallica vaincra t-il Dire Straits dans le cœur de ce chauffeur de bus?
    Et en passant, fut une époque où un certain Zégut officiait sur RTL et passait de la bonne ‘zik. Merde, à force de lire ces chroniques je deviens un vieux chiant nostalgique!

  8. Cultosaurus
    04.05.2013

    Mouais…Tu as fait plus drôle, franchement.
    Les passages « les profs sont des cons, faut les faire chier » (je résume) et « les pédés n’écoutent pas de métal » sont même un peu limites (si tu veux mon avis, je sais, tu t’en fous…). Dommage, t’as du talent et de de bons goûts musicaux.

    • Canard
      04.06.2013

      Je me fous pas de ton avis, vu que t’es un lecteur comme un autre.
      Par contre, à mon sens, tu résumes mal mais c’est pas grave.
      Peut être que la dernière partie te fera changer d’avis. Sinon la prochaine histoire. Sinon tant pis.


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