Zardû Strikes Back (3/5)

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Partie 3 : Le désespoir fait vivre (III)

 ZARDÛ au bureau

15 octobre 2007. Le Canard, Cousin Ga et moi nous sommes bien éclatés au concert de Pro-Pain. Un concert au goût doux-amer car je sais que notre idylle métallique de bureau prendra bientôt fin. On en a déjà abondamment parlé tous les deux, et depuis, l’idée a fait son chemin. Mais ce n’en est pas moins désagréable pour autant. Quand il me l’a annoncé, j’étais franchement ébranlé, faut bien le dire. Ceci dit, connaissant cette chiennasse d’existence et ses mécanismes pervers, je me doutais bien qu’une période aussi extraordinaire serait aussi intensive que brève. C’était trop magique pour durer. Rien que d’imaginer que je vais rester tout seul parmi les chacals, ça me met une boule dans la gorge. Bon, allez mec, un peu de burnes, t’es un metalleux bordel « fais les cornes« . Tiens, en parlant  du loup, le voilà qui m’écrit à propos de Skyclad :

CANARD : T’avais raison, Oui-avant-garde… c’est vraiment de la tuerie d’album, mes trois préférées sont Come on Eileen, History Lessens, et, bien sûr, Penny dreadful.
ZARDÛ : Faut toujours écouter le ZARDÛ, c’est la voix de la sagesse, mon canard. Depuis le temps, tu devrais le savoir. ;0) Ça va me surmanquer nos conneries… plus qu’un mois ensemble… et merde…
CANARD : A moi non plus ça me fait pas plaisir mini chat, mais, on en a djà parlé maintes et maintes fois, c’est plus possible. J’y laisse trop de plumes et moralement c’est insoutenable de voir ce qu’ils pensent et disent de vous, alors qu’ils ne vous arrivent pas à la cheville.
ZARDÛ: Ils ? Eh mec… C’est Frayed ends of sanity que tu me joues là ?
CANARD : J’aimerais mieux à la limite, parce que ça voudrait dire que ça ne se passe que dans ma tête. Mais malheureusement non. Ces connards sont bien réels et eux et moi on en est arrivés à un tel degré d’incompatibilité qu’il faut que me barre avant de péter une durite.
ZARDÛ : Te bile pas, ça, on l’a tous bien compris. Je ne le prends pas personnellement, je sais bien que t’as atteint un point de non-retour vis-à-vis du manage-ment. Je n’en suis pas très loin non plus. Mais bon, maintenant que c’est fait, j’ai décidé de profiter de nos derniers moments à fond les gamelles. Bon, faut que je te laisse, on vient de me filer un truc urgent à faire. Adtal Bro.

Je me replonge dans le boulot. La mise en page à la con d’une newsletter dans Dreamweaver. CTRL + haine, nouveau document. Une tâche devenue un automatisme. Ces boulots-réflexe ont, au moins, l’avantage de laisser mes pensées divaguer à leur gré. Une énième fois, je me refais le film de ma perception du monde du travail et de l’arrière-goût d’échec qu’il me laisse depuis le début. Une énième fois je me demande, en égrenant le chapelet de ces vingt expériences — missions d’intérim comprises — par quel miracle j’ai pu rester en poste sans péter un plomb, l’argent n’ayant jamais été une motivation suffisante pour moi. Nécessaire certes, mais pas suffisante. Cette évocation me souille, façon Rambo que les Viets sortent du marécage couvert de sangsues. Taf après taf, ces parasites se sont frayés un chemin jusque dans mon ADN. A chaque nouveau chefaillon, ils se réveillent et me grignotent de l’intérieur, tout en me rappelant à quel point je n’ai rien à foutre là.

Et hop, un retour chariot, métaphore de cet éternel recommencement de mes désillusions professionnelles. Ça fait des années que je me dis que je ne vais pas continuer, toute ma vie, à accumuler des jobs alimentaires dénués de sens qui me vident totalement. C’est une grosse angoisse existentielle qui me hante. Ça me rappelle une anecdote en classe de 3ème. On était en cours d’anglais. On travaillait sur un texte qui parlait d’extra-terrestres et on se demandait si, oui ou non, ils existaient. Je me souviens d’avoir levé le doigt et d’avoir déclaré avec un grand sourire qu’ils existaient bel et bien et que j’en étais la preuve vivante. La classe et la prof se sont bien marrés, moi aussi. Je n’imaginais pas, alors, à quel point j’avais vu juste, à quel point le monde du travail et son non-sens chronique se trouveraient à des galaxies de ma vision de l’existence.

Majuscule, gras. Faut que tu réagisses mec, tu ne vas pas t’enfermer dans ce labyrinthe toute ta vie. Je respire un grand coup, je repense au Cercle des poètes disparus, au verre à moitié vide ou à moitié plein, à Epictète, mon mentor, et je me dis que tout n’est pas si noir. Au-delà de ce job de merde, ce soir, en rentrant à la maison, je vais travailler sur l’une de mes compositions. La densité de connerie accumulée au cours de la journée aura rechargé les accus de ma créativité. Je vais me la donner grave sur des riffs thrash hardcore, avec ma gratte accordée comme celle de Dimebag, toutes les cordes en mi bémol et la 6ème en do dièse : la perfection brutale. Plus ils sont cons, plus je suis en colère, mieux je joue. J’ai toujours été comme ça. Quand j’ai écrit mon roman nimportekyste, La sélection des Iconoblast, entre 1999 et 2001, je me shootais déjà à la connerie. C’est mon carburant artistique. En fait, je me contente de mettre en application ce que je dis dans l’une des histoires du roman : je transforme la connerie en source d’énergie.

Ça fait un bail que je l’ai dans la tête et dans les doigts ce projet d’album. Depuis 1993 pour tout dire…

A l’époque, je jouais dans un groupe, on s’appelait Fadeslam. On s’était rencontré le 22 mai 1993 chez une copine commune. On avait headbangué sur Frayed ends of sanity avec le deuxième gratteux — Reno — avec lequel j’avais instantanément sympathisé. Leur groupe était constitué de potes du lycée : Polux, le bassiste, Thibaut le batteur et Reno, le guitariste. Autour y avait tout un tas de potes qui gravitaient, dont Guns, Bob et Cousin Ga. Ils recherchaient un guitariste/ chanteur pour leur groupe. Pensez-vous, j’ai tout de suite signé. C’était l’occasion rêvée de faire comme James, mon idole. On jouait à Chilly. Je me tapais les trajets en partant de Rosny presque tous les samedis, j’étais super motivé et j’avais 19 ans. Eux étaient un chouia plus jeunes. Pendant 2 ans, on a essentiellement fait des reprises de Fade to black, Creeping death, Refuse/ Resist, One, I saw you mommy, Digging the grave, Dead skin mask, Master of Puppets, Mandatory Suicide. Après j’ai insisté pour qu’on écrive des compos. La première d’entre elles s’appelait 57, en référence à mon poids de l’époque, ça faisait marrer tout le monde. Ensuite , y a eu What else ?, bien avant que George Clooney ne stigmatise l’express(i)o(n), et puis Theuh et Endoscopia. Le groupe a cessé d’exister vers 1996, mais je suis resté pote avec tous ces mecs, sauf le batteur qui s’est tiré en province et a totalement coupé les ponts, tant avec le métal qu’avec nous.

Vers 1999, grâce à Bob et Ga, j’ai fait la connaissance des nimportekystes, des étudiants en lettres à Jussieu qui faisaient des « cafpo », spectacles de cabaret poétiquement incorrects qui m’ont tout de suite emballé. Pas mal de ces mecs kiffaient le métal, alors j’ai vite ressorti ma Jackson King V. On se l’est surtout bien donnée sur Maldoror, au cours duquel Oncbara, leader charismatique des nimportekystes, déclamait un poème d’Isidore Ducasse — issu des Chants de… — avec une haine décomplexée qui faisait plaisir à voir. Mieux, il achevait ce numéro en se mettant à poil et en insultant le public. Du pur happening punk débridé, loin de toute morale bien-pensante, qui me procurait un sentiment de liberté totale. Ça me rendait ouf de bonheur, je me sentais complètement dans mon élément avec ces mecs qui étaient aussi freaks que moi. En matière d’état d’esprit, on était un peu comme Tomasi dans le Péril Jeune, mais en moins drogués et, surtout en moins morts. Maldoror était tellement démentiel qu’il a fait l’objet du final du festival nimportekyste qui a eu lieu le 16 février 2001, toujours à Jussieu.

On a poursuivi les « cafpo » jusqu’en 2004. On se kiffait tellement avec Oncbara et Cousin Ga qu’on a décidé de monter un groupe de métal en 2005. Le premier chantait, le second assurait la basse, moi la gratte et les backing vocals/ gueulements. On jouait chez Roko, le batteur, à Montreuil, principalement Maldoror et Endoscopia, qu’entre-temps j’avais dotée d’une intro à la Pantera, d’un refrain keupon sa mère et de paroles de folie. Au cours d’une répétition, alors qu’on avait évoqué le sujet du nom du groupe, Oncbara a prononcé ces deux mots sortis de nulle part : « Zybillin SprAch ». Il a expliqué que, selon lui, c’était de l’allemand approximatif pour « discours sibyllin ». Vu la teneur des paroles que j’écrivais et notre style thrash hardcore expérimental, j’ai immédiatement kiffé ce nom aux contours bizarres, indéfinissables, dangereux comme la boule étrangleuse du Prisonnier. Puis, j’ai décidé d’ajouter un tréma sur le A, en référence à Motörhead que je surkiffe.

Pour tout un tas de raisons, on a cessé de jouer ensemble. On s’aime encore et on est toujours aussi potes. Ma colère, elle, est restée intacte. Quotidiennement ravivée par la bêtise ambiante, elle m’a donné envie de continuer à écrire. Aujourd’hui, j’ai rassemblé toute la matière et l’ai structurée. Et j’ai de quoi accoucher d’un album digne de ce nom d’une grosse dizaine de morceaux. J’ai déjà le titre : Rien à se mettre sous l’âme ? C’est un concept album qui, titre après titre, raconte la vie et les états d’âme d’Astrubaldh, personnage décalé, en proie à la métaphysique et au doute existentiel. Alstrubaldh me ressemble beaucoup, on a ça en commun lui et moi de ne pas nous sentir « à notre place », notamment dans notre boulot. A quelque chose malheur est bon comme le dirait mon père…

Le départ imminent de Canardou est LE déclencheur qui va me donner la force « d’enfanter » ce disque. Je n’ai que trop traîné, le moment est venu de l’enregistrer. Allez hop, Alt Tab, je regarde sans plus attendre les home studios…

 

« Honest Goodbye » (épilogue)

En période de préavis, vous êtes « chat perché ». Comme des vases communicants, ce que votre patron perd en autorité, vous le gagnez en liberté. Vous flottez alors au bureau, les remarques glissent sur vous comme sur une toile cirée et vous avez la cotonneuse sensation que « rien » ne peut vous atteindre. Finies les réunions à pas d’heure, les projets « long terme » et autres dossiers à deux ronds : le compte à rebours est lancé. C’est en toisant la porte de sortie qu’on redevient un peu plus
« humain » en entreprise.

Plongé dans ce process de décomposition professionnelle, jamais je n’aurais cru être suivi par Zardû et les autres. Eux avaient à perdre. A croire que l’imminence de mon départ avait provoqué une sorte de raz-de-marée libératoire faisant du « Rien à foutre » un cri de guerre quotidien.

Zardû entre dans mon bureau avec son t-shirt « Join the RMI » en exécutant une sorte de roulade de bureau ridicule, sous l’œil éberlué de ma collègue. Il fait les cornes puis pousse un cri qui la fait sursauter. Ce con va me manquer.

— On va bouffer au bord de l’Yvette ce midi avec les autres.
— Ah merde, ce midi je devais normalement déjeuner avec…
— Ce n’était pas une proposition, mini boule… coupe Zardû, on va bouffer tous ensemble ce midi. C’est un ordre ! 
— C’est quoi le menu ?
— On commande des pizzas et tu paies ton coup, enculé.

Je réfléchis aux flacons que j’ai dans les parages, produit de mes chasses aux foires et autres dégustations entre midi et deux.

— Faut voir quel genre de pizzas pour accorder avec…
— Putain, on s’en fout, ultra chat !
— Je vois : « peu importe le flacon »…
— Pourvu que nous ayons l’Yvette ! hurle Zardû.

Sa propre vanne le fait hurler de rire. On entend le soupir de ma collègue qui réalise à quel point les quinze jours restant de préavis peuvent être une très looongue période.

12h30.
Notre Club des Cinq installe son campement dans un joli petit parc où l’Yvette[1] ruisselle paisiblement. Thomas tente de couper les pizzas avec un couteau en plastique, tandis qu’armé d’un Saint Amour, d’un Chianti et d’un Barolo je fais le plein autour de moi. « Ceci est mon sang… » dis-je en remplissant les verres. « As usual », personne n’écoute mes quelques commentaires œnologiques et je fais mine de ne pas en être affecté.

Thomas : Quelque part, suis bien content que tu te barres, Canard. On commençait à en avoir plein le cul de vos discussions musicales d’autistes.
Davidier : Bavasser autant sur des groupes de merde, quand on y repense, ça frôle la démence.

De la provocation pure et simple. Je ne mords pas à l’hameçon et me contente d’adresser un regard enamouré à ZARDÛ qui fronce les sourcils. Amour et terreur se pressent en même temps au portillon, puis s’en vont bras dessus, bras dessous.

Sof : C’est à se demander comment vous allez survivre l’un sans l’autre… Imagine, Canard, si là où tu vas, y a aucun « hardos »… Tu vas faire comment ?
Canard : Ce sera plus simple. J’évoluerai sans talon d’Achille au quotidien.

Nouveau regard appuyé. Zardû fait le riff d’Achilles last Stands en sourdine. Je sirote mon verre en silence. On déguste un instant la paix bucolique de l’endroit. Le soleil chante et l’Yvette roucoule. A quelques kilomètres de Paris, il existe encore des endroits magiques.

Canard : ce truc de « frère de Metal » et tout le Saint-Frusquin, vous savez que c’est des conneries, les copains ? Comme tout ce qui est communautariste d’ailleurs… Si Zardû avait été bidon je ne l’aurais pas défendu du fait de notre passion commune. Notre musique nous a rapprochés plus rapidement, mais je n’ai fait que défendre une cause qui me semblait juste. La preuve en est : je suis aussi pote avec vous alors que vous n’êtes qu’une putain de bande de falses qui écoutez de la merde.      

Zardû s’esclaffe et les autres gigotent.

Thomas : Attends, quand même, y a un « truc » entre vous qui nous échappe…
Canard : Ce « truc » aurait très bien pu être autre chose comme le pinard, le cul, la littérature ou peu importe…
Sof : Ce n’est pas vrai et tu le sais très bien !

Je le sais, bien évidemment. Mais je ne m’explique pas pourquoi c’est si important  en définitive, pourquoi nos groupes de malades occupent autant de place. Peut-être est-ce seulement « la passion envers et contre tous » qui se cache derrière tout ce cinéma et qui lie irrémédiablement deux personnes ?   

Zardû : Ce que veut dire Canard, c’est que le Metal n’a été qu’un « terreau » favorable entre nous. Il crée une connexion, implique un même état d’esprit mais cela ne fait pas tout. Sinon tous les hardos de la planète seraient potes entre eux et s’aimeraient d’un amour fou et indécent comme nous deux, hein pas vrai canardou ?
Sof : Oui mais par exemple, moi aussi j’aime bien des trucs dans votre musique, j’en ai écouté et j’ai plein de trucs « hardcore » à la maison… mais, quand même, c’est pas pareil entre vous.

Mon radar à conneries se met en branle, la « tête de con » en option.

Canard : Qu’est-ce que t’entends par « Hardcore » ?
Sof : Bah les trucs que vous écoutez quoi…
Canard : Nous, on est plutôt branchés « Metal », on écoute des trucs « Hardcore » mais ce sont deux genres différents, attention.
Sof : Nan, mais genre le groupe dont vous êtes super fans… Slayer, c’est « Hardcore » quoi !
Canard : Tu veux dire « Hard Rock » ?
Sof : Non, non… « Hardcore ». Je fais la différence entre un truc Hard Rock genre AC/DC et Slayer qu’est plus Hardcore.
Canard : Putain mais n’importe quoi… Slayer, c’est du Thrash déjà. Le Hardcore, c’est une mouvance du Punk. Tu mélanges tout.
Sof : Attends, Slayer je connais. Je l’ai l’album !

Un blanc s’installe pendant lequel une division d’anges passe sous les regards complices de Canard et Zardû; les deux compères hésitent entre l’explosion de rire et la consternation totale. Finalement, c’est la seconde qui l’emporte.

Canard : Tu l’as « l’album » ? Mais putain, de quoi tu parles ? Slayer fait du Thrash, merde. T’essaies de me mettre en colère ou quoi ? « Je l’ai l’album » : ça veut dire quoi ? Bordel, vous voyez pourquoi on ne peut pas sérieusement discuter « musique » avec vous ? Vous vous en foutez. Pour vous, ce n’est pas important. Les noms des albums, les dates, les paroles… Alors que pour « nous », c’est essentiel. C’est quelque chose qui vient de plus loin, du fond des tripes. Ces groupes signifient quelque chose dont vous n’avez même pas une once d’idée.

Zardû sourit, parfaitement en accord avec ce que je viens de dire, tandis que les trois autres se murent dans un silence mêlé d’hostilité et d’une certaine jalousie. Merde, j’ai encore réussi à plomber l’ambiance. Je vide mon verre d’un trait. Descendre un Barolo sur une trois fromages confine à l’hérésie. Il aurait fallu un beau Speck, tiens.   


[1] Petite rivière de 33 km prenant sa source à Dampierre et se jetant à Epinay-sur-Orge.

 

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Les autres commentaires de Canard

5 réponses à “Zardû Strikes Back (3/5)”
  1. Deathrash
    02.26.2014

    J’ai explosé à « Je l’ai l’album » et ce qui s’en suit. C’est vrai que c’est un signe qui ne trompe pas, comme les gens qui aiment le fameux album « Greatest Hits » haha.

  2. KaosFactor
    03.03.2014

    Il a une jolie plume, le Zardû. Et j’ai encore ressenti, dans ses mots, des connections sur la perception du monde qui nous entoure et pourquoi il nous indiffère tant, dans le fond. Ah, si je pouvais ne pas me coltiner ce foutu bureau, ces foutus collègues (hommes et femmes parce que je ne suis pas sexiste), cette foutue banque… Ce foutu monde, quoi.

    Et ses foutus chefaillons de pacotilles qui se permettent de faire des phrases devant nous alors que, logiquement, ils devraient trembler devant notre détermination à n’avoir rien à carrer de leur connerie. Plurielle et singulière, la connerie. D’abord.

    C’est vrai que ça fait du bien de se lâcher. Je devrais faire ça plus souvent, tiens.

    Tout ça écrit en écoutant « Prophecy » de Grip Inc. A fond dans l’bureau, ouaips, madame !! Et tu supportes ! Parce que je supporte bien vos foutaises sur vos gosses !! Non mais…

    • Mikhaïl Fitch Zardû
      03.04.2014

      Coucou, merci des compliments. Je pense qu’on est très nombreux à ne pas se sentir franchement en phase avec les contingences du tertiaire et trop peu à le dire ouvertement. Tu devrais kiffer la suite du papier, surtout la partie 5.

  3. Samuel
    03.06.2014

    ‘tain tu vas me faire tirer une tite larme en replongeant en ’93
    C’est comme si j’y étais…
    Bon je voudrais recadrer une chose, c’est toi qui était déjà plus vieux que nous… Ça n’a pas changé d’ailleurs vieux, à ton âge on se tape même des gastro pour ne pas aller aux we entre amis ! C’est pas beau de vieillir ! Enfin moi j’dis ça…

    [Mode consternation totale] je l’ai l’album … Ça m’a tué !

    Et aussi… c’était à Morangis ! Chilly c’était sûrement la sortie d’autoroute que tu n’as jamais réussi à prendre mouarf
    Polux

  4. KaosFactor
    03.07.2014

    Pour renforcer l’égo de notre Zardû :

    Tu écris très bien, mon grand. Le message passe bien. C’est agréable à lire. Que demande le peuple ? Un bon début, moi j’dis.

    Allez, pleins de bisous et de gros câlins bien virils !


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Et aussi…

 

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